BLITZ CLUB BLITZ KIDS
Homer Sykes

format 16,5 x 21,5 cm
32 pages I 2 points métal
texte : FR/EN

isbn : 978-2-918960-95-9



prix : 12 euros











Blitz Club Blitz Kids regroupe une série d’images prisent en 1980 par le photographe Homer Sykes dans le célèbre club Londonien the Blitz Club.

« Dans les années soixante-dix, la Grande-Bretagne était encore en pleine crise économique, la semaine de trois jours avait été instaurée et le chômage était en forte croissance. II y avait beaucoup de grèves et une inflation galopante.

Steve Strange, un jeune entrepreneur gallois, venait d’arriver à Londres où il était en train de se faire un nom en organisant des concerts pour les groupes punk. Associé à son ami batteur Rusty Eagan, ils se sont imposés comme promoteurs de soirées en instituant le mardi soir, les « Nuits Bowie » dans un club sordide situé en sous-sol d’un bordel de Soho. En 1979, ils étaient devenus trop gros pour le lieu, alors ils se sont installés sur Great Queen Street à Covent Garden, dans un bar à vin miteux où il y avait des posters de la Seconde Guerre Mondiale et une photo du premier ministre Winston Churchill. Lors de leurs soirées hebdomadaires du mardi, tandis que Rusty faisait le DJ, Steve restait intraitable à la porte et n’autorisait l’entrée qu’aux gens « étranges et merveilleux ». Mick Jagger lui-même s’est fait refouler.

Le Blitz Club a commencé à faire les gros titres. Comme de bien entendu, la presse populaire était outrée par ces étudiants en art et ces fêtards qui, pour la plupart, se travestissaient et, quelle horreur ! se maquillaient. Les journaux ont surnommé les habitués de la boîte, les Blitz Kids. Mais surtout, la nouvelle salle se trouvait entre les deux écoles d’art les plus importantes de Londres, St Martins et Central School. Elle était fréquentée par de nombreux étudiants en mode qui s’étaient lassés du style punk. Ils voulaient s’exprimer autrement et pour beaucoup, de façon bien plus androgyne. Le Blitz Club était un banc d’essai pour leurs idées vestimentaires. Plus tard, cette nouvelle tendance allait être connue sous le nom du mouvement des Nouveaux Romantiques.

En 1981, l’engouement s’était dissipé, le Blitz Club n’avait été qu’une sublime bulle éphémère dans laquelle un style vestimentaire était né et avait disparu. Mais il n’a jamais été oublié, et il est resté une inspiration pour les générations suivantes. »

HS




Blitz Club Blitz Kids is a series of images taken in 1980 by the photographer Homer Sykes in the famous London club the Blitz Club.

"In the 1970s Britain was still in the midst of economic depression, a three day working week, unemployment was rising sharply, there were frequent strikes and severe inflation.

Steve Strange a young Welsh entrepreneur had arrived in London, he was making a name for him self arranging gigs for punk bands. Teaming up with friend and drummer Rusty Eagan, they set themselves up as club promoters organising ‘Bowie Nights’ on Tuesday evenings in a seedy basement nightclub below a Soho brothel. By 1979 they had outgrown that venue and relocated to a down-at-heal wine bar in Great Queen Street, Covent Garden, which was decked out in Second World War posters and a photograph of Prime Minister, Winston Churchill. At the once-a-week Tuesday nightclub while Rusty played DJ, Steve enforced a strict door policy, only admitting "the weird and wonderful". Mick Jagger was famously turned away.

The Blitz Club was beginning to make the headlines. The tabloid press were predictably outraged, by the art student and clubbers, many of whom cross-dressed, and shock horror, men and women were wearing make-up! They labelled the club goers, the Blitz Kids. Importantly the new venue was situated between two of London’s most important art schools, St Martins and the Central School. It was frequented by many fashion students, who had become fed up with the punk genre. They wanted to express themselves differently and many in a much more androgynous way. The Blitz Club was a test bed for their fashion ideas, this new look later became known as the New Romantic movement.

By 1981 the verve had disappeared, the Blitz Club was just a short lived glorious bubble, where a fashion style had been born, then withered, but never forgotten; an inspiration for generations to follow."

HS