MOLD IS BEAUTIFUL
Luce Lebart


Format 17 x 24 cm
40 pages I Relié
Impression offset quadri avec vernis sélectif
ISBN : 978-2-918960-86-7
Juillet 2015





22 euros









Les moisissures sont les ennemies numéro 1 de l'univers de l'archive. 'Facteurs de risques", elles sont des "agents de dégradations" contre lesquelles la lutte est de mise. Dans ce contexte, leur potentiel créatif est injustement négligé. Il est pourtant exploité depuis l'aube des temps par l'homme qui utilise le pouvoir transformant des micro-organismes pour faire son pain quotidien, son vin, sa bière et tous ses fromages.
Dans un texte de 1856 voué à encourager les rechercher sur la stabilité des procédés photographiques, le chimiste Victor Regnault, premier président de la Société française de photographie, insistait sur le fait que seul le temps pourrait juger de la permanence de tel ou tel procédé photographique. De la même façon, c'est avec le temps que se déploie et prend forme l'ouvrage des moisissures.
Merveilles de l'oubli, succès de la négligence et du désintérêt, ces images, abîmées par une inondation ancienne, ont été privées de la lumière du jour pendant des années. La solitude de leur confinement, ajouté au ressources organiques inhérentes à leur procédé (gélatine, fécule de pomme de terre), a fournit un terreau idéal à une prolifération créative aléatoire. Aujourd'hui offertes à la contemplation, ces images bouleversées nous rappellent combien les qualités esthétiques d'une photographie sont décidément indépendante d'une volonté artistique.

Luce Lebart


Mold is the archive’s number one enemy. It is a ‘risk factor’ and an ‘agent of deterioration’ to be fought with. In this sense, their creative potential is unjustly neglected and yet since the dawn of time the transformative power of microorganisms has been used to produce wine, beer, bread and cheese.
In a text written in 1856 by Victor Regnault, a chemist and the first president of the French Society of Photography, devoted to researching the stability of the photographic process, he insisted that only time could determine the permanence of a given photographic process. In the same way, time shapes the structure and determines the form of mold.
Created out of neglect and disinterest, these images were damaged by an ancient flood, deprived of light for many years and thus transformed into wonders of oblivion. In the solitude of their confinement, the organic resources used in their photographic process (gelatine and potato starch) provided an ideal breeding ground for random creative proliferation. Today, presented for contemplation, these images remind us how the aesthetic qualities of a photograph are decidedly independent from the artist’s will.

Luce Lebart



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