Raoul Reynolds : une rétrospective

Amandine Guruceaga & Francesca Zappia

Avec la participation de Stéphanie Cherpin, Helen de Main, Sandro Della Noce, Guillaume Gattier, Amandine Guruceaga, Benjamin Marianne, James McLardy, Douglas Morland, Philippe Murphy, Alys Owen, Bobby Niven, Emilie Perotto

Textes de Jenny Brownrigg, Éric Mangion, Timothée Chaillou, Anna Dezeuze, Guillaume Condello

164 pages
17×24 cm
Couverture souple avec rabats

Mai 2018
ISBN : 978-2-490140-05-3

20,00 

Un nom qui racle la gorge, qui vous accroche l’oreille et finira par pénétrer votre esprit. Vous n’aviez très certainement encore jamais entendu parler de Raoul Reynolds. Tapi dans l’ombre et le silence, il est resté tu. Raoul Reynolds est l’un de ces destins obscurs qui, malgré nos investigations ardemment menées, nous laisse incertains et questionnés.
Camelot de l’Art et personnage romanesque, Raoul Reynolds fait le pied de nez à cette grande Histoire qui file à toute allure et qui ne retient qu’une poignée d’élus noircissant les pages et garnissant nos bibliothèques. Ici, il nous propose une autre expérience : changer d’angle et regarder la marge. Artiste par défaut, usant de ce statut comme d’une couverture, perché sur une vie secrète et façonnant des œuvres d’art comme des passerelles permettant de traverser les événements, il se fera prendre à son propre jeu, prenant feu et flamme à produire des œuvres avec toute l’impertinence nécessaire pour assimiler et cristalliser tous les courants du xxe siècle. Tantôt surréaliste, tantôt minimaliste, revêtant les masques les plus surprenants, il fera tomber les barrières stylistiques. C’est tout particulièrement à la fin de sa vie qu’exfiltré et exilé il s’adonnera entièrement à l’art.
Voici un parcours, que nous aimons nommer rétrospectif, un ensemble d’œuvres dont la paternité lui a été attribuée, un empilement hypothétique où nos certitudes laissent parfois place aux doutes et les doutes à d’autres fantaisies nourries de nos propres fantasmes.

L’exposition Raoul Reynolds : une rétrospective à été montré en 2016 lors du festival Glasgow International en Écosse ainsi qu’à la Friche la Belle de Mai à l’occasion de la Rentrée de l’Art Contemporain de Marseille.

Publié avec le soutient de l’Institut Français et de la ville de Marseille.